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Biographie
Expositions

Tous droits réservés ADAGP-Atelier Libert

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1936-38

Jean-Claude Libert entreprend ses Etudes supérieures à l'ENSAD (Arts décoratifs). Il épouse Jacqueline Mireau en 1938 et découvre en même temps le Salon d'Automne et Robert Delaunay en 1937, à l'exposition internationale et au Salon des Tuileries. Il travaille les après-midi dans l'atelier de dessins pour tissus imprimés de son père Marcel Libert et commence la peinture à l'huile.

1939-45

Après la naissance de Patrick son premier fils, il fait son service militaire en tant qu'officier de réserve et rencontre Robert Mallet (devenu par la suite écrivain et recteur de l'Académie de Paris). Avec le poète Luc Bérimont, écrivain et poète il créé un petit journal de la caserne. La guerre étant déclarée avec l'Allemagne, il doit partir sur le front dans les Vosges. Après s'être défendu courageusement en protégeant ses hommes, il est fait prisonnier en Sarre le 25 mai 1940. Il sera transféré à l'Oflag 4D, puis à l'Oflag 17A en Sarre. Il essayera de s'évader mais sera repris et changé de camp. En captivité, il dessinera beaucoup à l'aquarelle et à l'encre de chine. Libéré par les américains en avril 1945, Jean-Claude Libert retrouvera sa famille et ses activités de dessinateur pour tissus. Il partage avec son père la direction de l'atelier de dessins pour tissus et dessine le soir à la Grande Chaumière où il se lie avec les peintres du groupe de l'Echelle : Patrix, Cortot, Calmette, Busse, ainsi qu'avec Michel Thomson, Rebeyrolle, Mouly. Réalise quelques toiles dans son atelier rue de Chézy à Neuilly et en plein air sur les bords de Seine.

1946

Ne se sentant pas à l'aise dans l'atelier de dessins pour tissus, son père lui donne une année sabbatique. Il en profite pour redescendre à Villeneuve lez Avignon où il reprend la peinture et envoie quelques maquettes de dessin à son père qui lui assurent un revenu.

1947

A Villeneuve, il fréquente Elsa Koeberlé qui habite une belle propriété à l'intérieur du Fort St André, d'où il tirera dessins et peintures. Celle-ci lui présente le poète Jules Supervielle qui résidera chez le peintre et sa femme pour la période du Festival, le temps des représentations de sa pièce Shérazade montée par Jean Vilar. C'est ainsi que la troupe du TNP vient chez les Libert voir le poète Supervielle pour mettre au point les répétitions. Sa première exposition particulière a lieu à Avignon à la galerie Noseda. Cette même année il rencontre pour la première fois Albert Gleizes. Il est attiré par le grand peintre pour ses recherches plastiques mais aussi par sa philosophie de la vie. De sa relation d'amitié avec lui découlera une riche correspondance entre les deux peintres. Tous deux sont très attirés par la philosophie chrétienne de René Guénon et l'esprit de Lanza del Vasto.

 

1948

Se lie avec George Braque à Varengeville sur mer où ses parents possèdent une maison " Le prémesnil ". Il est attiré par cette lumière typique des bords de mer près de Dieppe et aime aller peindre dans ce lieu. Fait aussi là bas la connaissance de l'architecte Paul Nelson.

De retour à Paris, il rencontre sa future femme Yvette lors d'un vernissage. Il la revoit pour faire son portrait et l'invite à descendre avec lui à Villeneuve les Avignon. Ils décideront d'y rester ensemble.

1949

Jean-Claude revient à Paris fin 49, son père étant malade, pour s'occuper de ses affaires et reprendre l'atelier de dessins pour tissus. Il expose au Salon d'Automne et au Salon des Réalités nouvelles.

1950-51

Il épouse Yvette sa compagne. Tous deux habitent rue Gros à Paris. Il fréquente la galerie de Colette Allendy qui expose les peintres abstraits du groupe Cobra et fait la connaissance de Vieira da Silva avec laquelle il aura des conversations importantes. Il fait aussi la rencontre du peintre Jacques Villon et des sculpteurs Gilioli et Etienne Martin. Il continue à voir son ami de captivité le peintre Jean Edelmann.

Décès de son père en 1951 . Il décide de ne plus s'occuper de dessins pour tissus.

1952-55

Quitte Paris avec sa femme Yvette et habite près de Sablons en Isère à Moly Sabata dans la maison des artistes fondée par Albert Gleizes. Naissance de leur premier enfant Blandine le 9 novembre.

Tout en continuant son apprentissage chez Paquot, potier-paysan de la vallée du Rhône, il reprend l'atelier de poterie et le four à bois d'Anne Dangar en essayant de faire revivre cette grande demeure avec la tisserande Lucie Deveyle.

Décès d'Albert Gleizes au printemps 1954. Il expose au Salon d'Automne à Lyon. Naissance de leur deuxième enfant Guillaume.

1956-58

Après cinq ans passés à Moly Sabata,il décide avec sa femme de retourner à Villeneuve lez Avignon dans la maison de famille et d'ouvrir un atelier de poterie tout en continuant sa peinture.

A Villeneuve lez Avignon il cuit au four électrique des faïences et continue à peindre. Expose à Marseille, Nîmes, Avignon, Lyon et vend des toiles à des collectionneurs suisses et américains.

1956

Obtient le prix de peinture de la ville d'Avignon. Une toile est acquise par le Musée Calvet. Leur amie Hélène Cingria, critique d'art au Provençal et aux Nouvelles Littéraires sera une des plus fidèles amies du couple. Pendant ces années, une fidèle clientèle, aussi bien pour la poterie que pour la peinture visitera l'atelier de Libert à Villeneuve. Prix de peinture d'Aix en Provence.

1957 -58

Il exécute une commande avec sa femme au titre du 1% pour la décoration murale du nouveau Lycée Frédéric Mistral d'Avignon. Expose à Avignon et dans une galerie à Genève.

1959

Fréquents séjours à Paris où il cherche un atelier pour se réinstaller.

1961-62

Décès de Marguerite Libert, sa mère en 1961. Fait un court séjour à Paris, retourne à Villeneuve d'où il continue à peindre laissant la responsabilité de l'atelier de poterie à sa femme. Naissance de Frédéric, son fils cadet. Expose au Salon d'Automne à Paris. Décore une école primaire (Thor dans le Vaucluse ) Réalise avec sa femme d'après la maquette de celle-ci une décoration murale au Lycée de jeunes filles d'Avignon.

1963

Expose au Salon Comparaisons à Paris. Quitte la Provence et s'installe à Bourg la Reine. Après avoir eu un atelier rue Notre Dame des Champs à Paris, monte avec sa femme un atelier de céramique à Sceaux. Exposition à la Galerie Arlette Chabaud, rue Bonaparte.

1965

Rentre comme professeur de composition plane au Lycée Technique des Arts Appliqués à l'Industrie de Paris.

1966-67

Fait partie de la commission de réforme de l'enseignement de l'architecture aux Arts et Lettres. Continue à peindre. Aborde une nouvelle période picturale, celle de ses "dessins-séismes", des "garrigues" et des "femmes-falaises", inspirés par les rythmes géologiques de la Provence.

1971-1973

Réalise une série de décorations pour plusieurs collèges au titre du 1% des affaires culturelles, qui seront exécutées par sa femme Yvette. L'une d'elle sera l'occasion d'une publication dans la revue "le mur vivant". Continue à peindre et à enseigner. Attiré par l'Art Graphique, réalise un grand nombre de dessins à la plume. Se rend chaque année aux Rencontres Internationales de Lure, écrit des essais sur l'image " L'image, pourquoi faire, discours et métaphore dans le discours séquentiel d'images" . Chargé de cours à l'UER d'Arts Plastiques St Charles, il crée avec Pierre Noël Drain un cours sur le Discours Séquentiel d'Images.

Décédé en Juillet 1995 à Antony (Hauts de Seine)